Me réconcilier avec le dimanche
Je n'ai jamais aimé les dimanches, je n' aime pas les dimanches, je n'aimerai en aucun cas les dimanches, ni ceux d'hier, ni ceux de demain (sauf peut-être quand je serai à la retraite), ces jours sans âme, où la vie semble tourner au ralenti, comme arrêtée, sans parler des dimanches soirs, où le ventre serré on pense à la semaine de labeur qui se profile ....
Mais aujourd'hui ce fût un dimanche différent, je me suis réveillée avec l'odeur du pain chaud qui provenait de la machine à pain, je me suis étirée comme un chat, puis nous avons, chéri et moi flémardés au lit en refaisant le monde, pendant que les quatres schtroumpfs commençaient la journée dans un silence relatif, ce qui est assez rare pour le souligner.
Le petit dej', lui, fût digne de l'ami ricorée, avec du jus d'orange frais pressé par zhom, et tout ce qu'il faut sur la table, rien à voir avec les petits déjeuners de semaine où j'avale en quatrième vitesse trois céréales qui se battent en duel dans un bol.
Ensuite j'ai décidé de prendre du temps pour moi, bain, épilation, manucure, j'ai profité de ces moments volés au rythme effréné de la vie quotidienne, moment de lenteur et de rêverie, dans la salle de bain, isolée du reste du monde, j'ai laissé errer mes pensées et savouré ce moment de quiétude....
La journée s'est écoulée ainsi, calme et sereine, chacun à pu profiter de son dimanche pour vaquer à ces occupations, se reposer, rire et jouer sans dispute.
Bon ok , dit comme ça, ça fait un peu « petite maison dans la prairie », sauf que mon « Charles » n'a pas été couper du bois, et que je n'ai pas pris la cariole pour aller chez les Olson chercher des provisions pour la semaine. Et puis je doute que Caroline s'épilait ou se manucurait au fin fond de son Far-west.
Voilà, c'était un dimanche qui met du baume au coeur et permet de commencer la semaine sereinement en se disant que quand même la vie est chouette... Si ce n'est pas le bonheur, ça y ressemble.
