Histoire de solde
Aujourd'hui est un grand jour pour toutes les shoppeuses de France et de Navarre : c'est le début des soldes. Deux fois par an, c'est la grande messe des fashions victimes. Ça y est, on va enfin pouvoir se payer le vêtement hors de prix qu'on a repéré quelques mois avant, et qui va forcement nous rendre ABSO-LU-MENT divine. On espère toutes faire de super affaires, ce qui, il faut bien l'avouer est rarement le cas.
Chaque années les copines s'extasient sur leur prise de guerre, et comme au juste prix cherchent à faire deviner pour quelle modique somme elle ont emporté qui un pantalon, qui une écharpe etc...
Bien, bien... sauf que moi ben j'ai beau adorer les fringues, et connaître par coeur les meilleures boutiques de ma ville, ben pendant les soldes je sais d'avance que je ne trouverai rien. Les chaussures sur lesquelles j'ai flashé ne seront évidement pas soldées, et les fringues à ma taille, prises d'assaut, il ne restera que quelque tailles 34 dont personne ne voudra, et je rentrerai bredouille comme à chaque fois.
Pour comprendre pourquoi je ne trouve jamais mon bonheur, il faut avant tout savoir qu'il y a les choses dont on a besoin et celles dont on a envie, là réside la difficulté à placer des priorités, et à shopper organisée, enfin pour ma part, en effet je part avec la résolution d'acheter un pull dont j'ai vraiment besoin par les froids qui courent et je fini par me mettre frénétiquement à la recherche d'une mini jupe dont j'avais oublié avant que je ne la vois en vitrine qu'elle me serait absolument indispensable à la survie de ma garde robe.
Je dois dire que cette année n'a pas failli à la règle, je suis partie avec en tête une idée précise et me voilà de retour avec des choses qui n'ont rien à voir avec la choucroute... Pas grave, je me suis bien amusée à observer toutes ces femmes en quête du vêtement idéal tel le saint graal. Certraines en venant presque aux mains pour un bout de chiffon, chacune tenant un bout de vêtement et ne voulant pas lâcher le dernier exemplaire d'un modèle à leur taille ; D'autres échapper de justesse à la potence en essayant de passer devant une foule excédée faisant la queue depuis 20 minutes pour accéder aux cabines d'essayages.
Bon, il faut dire ce qu'il est, il y a quand même de sacrées courageuses, celles par exemple qui viennent avec une poussette et accessoirement un bébé à l'intérieur. Déjà que seule je suis submergée par cette foule et rapidement ivre de bruit et de chaleur, alors j'admire ces femmes qui non seulement fendent la foule avec leur poussette, mais qui en plus comptent le temps qui leur reste avant le prochain repas de bébé... Chapeau !
Je retournerai, comme chaque année, à la conquête des soldes un peu plus tard, quand la 2ème démarque sera passée, et que j'aurais encore l'espoir de trouver chaussures (soldées) à mon pied, espoir qui sera bien vite déçu quand je repartirai avec quelques modèles de la nouvelle collection payés au prix fort !
