Les pré-ados
Il me semble que c'était hier qu'une petite chose rose, chaude et braillarde entrait dans ma vie par un beau matin de juin. Cette petite chose si fragile et devenu un grand garçon de presque 12 ans, plus du tout rose mais toujours aussi braillard pour cause de pré-adolescence déclarée, j'ai nommé fifils 1er !
Si ma maman lit se blog, elle doit bien se marrer à l'idée que mon fils me fasse endurer ce que moi-même je lui ai fais vivre pendant des années, car je dois malheureusement reconnaître qu'il est mon portrait craché à son age sur certains points et, pas les meilleurs, ma foi, je dois bien l'admettre. Il n'est nul besoin d'attendre une prochaine vie pour payer le mauvais karma de nos jeunes années, non, il suffit d'attendre que nos enfants grandissent ! On vous l'avait pas dit hein ! Ça vous en bouche un coin !
Avec la recomposition est entré dans ma vie le pendant de fifils 1er : grande chérie égale en tout point à fifils en ce qui concerne son mauvais caractère. Mon zhom et moi nous retrouvons donc avec deux pré-ados à la maison âgés de 12 ans, et comme le chantait Renaud, que j'adore (Renaud si tu tombes sur ce blog ;-)) ben c'est pas tous les jours dimanche ! Bon lui parlait d'un autre sujet mais n'empêche qu'avec deux pré-ados ben croyez moi c'est pas la fête tous les jours !
La principale caractéristique des pré-ados, et des ados sans doute mais je n'ai pas encore fais mes preuves pour atteindre le niveau supérieur, est le sens de la contradiction, on a envie de faire une journée cocooning, ils veulent sortir, on veut sortir , ils veulent rester à la maison, et, le deuxième effet kiss cool : quoi qu'on demande, propose, dise (barrer les mentions inutiles) ils râlent. Que ce soit pour se lever, ranger leur chambre, faire les devoirs, mais aussi, aller manger au resto, ce n’est pas le resto où ils avaient envie de manger, aller au ciné, ce n’est pas le film qu'ils avaient envie de voir, etc, etc, bref il y a toujours de l'écho. Pour peu on critiquerait volontiers les parents qui ont si mal élevé ces enfants, qui ne sont jamais contents et si capricieux. Ah zut c'est vrai c'est nous !
Il est vrai, que l'entrée au collège à fait de nos chérubins des êtres qu'on a du mal à comprendre (alors qu'on avait mis des années à maîtriser le manuel) et aussi parfois il faut bien l'avouer à supporter. Les tentatives de rébellion commencent tout d’abord discrètement, sur la pointe des pieds, puis au fils du temps, c’est par de de la provocation caractérisée qu’ils testent les limites et notre résistance.